Rite anglais de 1717 et Rite belge, par Etienne Hermant

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– Rite anglais de 1717 et Rite belge, Dialogue entre James, un Maçon de Londres et Philippe, un Maçon voyageur, par Etienne Hermant –

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Etienne Hermant, Rite anglais de 1717 et Rite belge, Dialogue entre James, un Maçon de Londres et Philippe, un Maçon voyageur, EME éditions, 67 pages, , ISBN : 978–2-8066-3587-7

Pour vous parler de cet ouvrage atypique, commençons par une action plus prosaïque : lisons ensemble la 4è de couverture !

« Londres 1920. Le Professeur HARRY, un professeur d’histoire à la retraite, reçoit un pli qui s’avère être un catéchisme maçonnique. Ce manuscrit reproduit un dialogue qui se serait déroulé en 1766, entre James, un Maçon anglais et Philippe, un Maçon français.

Le Pr HARRY, fervent défenseur de la Maçonnerie anglaise verra, au fil du « Dialogue » qui prendra vie pour nous, ses certitudes peu à peu ébranlées…

A travers cette évocation scénique, l’auteur dressera un parallèle entre le Rite originel anglais et le Rite dit « Moderne » pratiqué par les trois Obédiences maçonniques masculines de Belgique, et nous montrera les limites de cette consanguinité« .

Pour définir son œuvre, l’auteur parle d’un « Essai fiction », une sorte d’essai théâtral, ou essai scénique, qui développe des opinions en se basant sur son interprétation des sources de la franc-maçonnerie.

En réalité, il s’agit d’une pièce d’érudition maçonnique où l’on agite de petites clochettes dont le son ne fait écho qu’à ceux qui les connaissent, mais intriguera ceux qui ne connaitraient pas les sources de la maçonnerie.

C’est un test d’érudition en réalité. Un défi pour ceux qui croient en savoir suffisamment.

Moi-même je me suis surpris à penser parfois  » mais de il parle ? Ah oui… « . Pièce d’érudition tout autant que pièce de théâtre, ce livre porte à réfléchir car pousse à se souvenir de ses connaissances, les mobiliser pour comprendre pourquoi l’auteur met ces anecdotes dans la bouche de ses personnages.

Car l’histoire se passe en 1920, chez ce fameux Professeur Harry dont le majordome amène un pli nocturne.

Ce pli est en réalité un manuscrit imaginaire de 1766 au nom de «  »Dialogue entre James, un maçon de Londres, et Philippe, un maçon voyageur  » qui n’est pas sans rappeler le « Dialogue entre Simon et Philippe » de 1725 dont vous trouverez dans le corps du texte du podcast une transcription commentée par KNOOP et JONES et tirée du site web de Philippe Michel.

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Ce dialogue est pourtant beaucoup plus romancé, voire scénarisé que Simon et Philippe, et se retrouve parsemé de commentaires du personnage du Professeur HARRY, mais aussi d’une voix théâtralisée d’un orateur omniscient distillant des précisions historiques mais également d’historiens de la franc-maçonnerie comme Roger Dachez, Pierre Mollier ou René Guilly.

Voici un extrait :

« PHIL : Il est vrai. Une maçonnerie plus adaptée aux « Spéculatifs » qiu s’en étaient emparés à la suite des boutiquiers et petits artisans de la première heure. Nous pourrions à ce propos revenir sur votre réunion du 24 juin 1717 qu’il serait plus judicieux de reporter en 1721 et sous une autre forme…

JAM : Pourquoi reporter notre acte fondateur en 1721 ! Et sous quelle autre forme la voyez-vous ?

PHIL : J’entends une Maçonnerie qui s’était émancipée sous l’égide de son Grand-Maître, le Duc de Montagu et qui s’imposera au reste de la Maçonnerie Londonienne à cette date.

Pour tout dire, une Maçonnerie au service de la Gentry et dont les visées politiques n’étaient pas absentes.

JAM : des visées politiques ?

PHIL : En donnant ses lettres de noblesse à la Grande Loge de Londres, no « savants Docteurs » comme ils furent nommés, inséraient leur Ordre dans la mouvance hanovrienne de l’époque. Ils étaient tous deux proches du pouvoir protestant.

Les sermons virulents du Révérend Anderson fustigent les papistes et encensent le roi Georges de Hanovre. Désaguliers, bien en cour, tient la famille royale informée des derniers développements en matière de pensées philosophiques. La Grande Loge de Londres fer allégeance au Roi en l’assurant de son « zèle envers la personne de SA Majesté et son gouvernement ». Dorénavant il faudra compter avec elle et l’avenir nous montrera que son influence ne fut pas négligeable.

Mais par un manque de connaissance des véritables enjeux initiatiques de l’Ancienne Maçonnerie, ils en ont falsifié les données premières et n’ont en rien songé à en faire une organisation initiatique et symbolique.

JAM : Vous avez fait état de notre date de fondation comme étant de pure invention. Dans ce cas, pourquoi avoir choisi précisément cette année 1717 et dans quel but ?

PHIL : 1717 assoit solidement la dynastie des hanovriens en Angleterre après la tentative avortée des Rois catholiques de remonter sur le trône en 1715. Quant au but, il s’agissait d’apporter à la Grande Loge de Londres à peine éclose, des assises mythiques, en partant des loges de métier. En inventant une réunion de quatre Loges à la taverne « L’Oie et le Grill », la Grande Loge donnait l’illusion d’un partage massif de ces « Old Masons », ce qui dans les faits était loin d’être probant au vu des critiques acerbes mises par ceux-ci envers les « New Masons »…  »

Voilà.

Alors pour tout vous dire, j’ai pris ce livre comme un casse-tête.

Beaucoup de références historiques sont faites, et toutes arrivent sans que l’on sache vraiment pourquoi elles sont convoquées à ce moment là.

Mais si l’on considère qu’il s’agit d’un essai, on comprendra tout à fait que ce livre d’érudition tiendra sa promesse d’une multitude de notes de bas de pages que vous inscrirez pour penser à aller rechercher certaines connaissances qui peuvent vous être inconnues, ou qui nécessitent un plus grand approfondissement.

 

Allez ! Bises frat !

 

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